Myselves

  • Myselves, pièce chorégraphique interactive, met en scène un dialogue entre une danseuse et ses moi multiples, incarnés dans une créature visuelle et sonore autonome et imprévisible, émanation de sa psyché telle qu’interprétée par des capteurs corporels et optiques.

    Spectacle chorégraphique interactif
    Durée : 50 mn – tout public

    Création 2018-2019

    Jean-Marc Matos : co conception, création chorégraphique
    Marianne Masson : co conception, co création chorégraphique, interprétation
    Antoine Schmitt : co conception, création visuelle, sonore et interactive

    Collaboration technologique : Stefano Piana (ingénieur), Centre de Recherche Casa Paganini_InfoMus, Gênes, Italie, Dir. Antonio Camurri. Analyse automatisée des qualités de mouvement réalisée avec la plate forme EyesWeb.

    Design sonore : Antoine Schmitt, Jean-Marc Matos
    Musiques : Robert Crouch, Ipek Gorgun, Nils Frahm, Franck Vigroux, Daniel Brandt, Haushka, Biosphere, Klara Lewis & Sinon Ficher Turner.
    Création lumière : Fabien Leprieult
    Création consumes : Benjamin Haegel


    Un être humain est plongé au cœur d’un dispositif sensible qui interprète en permanence ses états internes à travers les signes infra-verbaux de ses mouvements de corps, et qui incarne ces multiples états intérieurs sous forme d’une créature visuelle et sonore semi-autonome vivant dans l’espace de la scène, avec laquelle l’humain entre ainsi en interaction dans une chorégraphie instantanée auto-générée.

    Sur le plateau, 2 créatures : une humaine et une artificielle. Toutes deux ont leur propre vie et pourtant elles n’existent pas l’une sans l’autre puisqu’elles forment une seule et même personne. Un seul être, dans toute sa pluralité.

    Un corps mosaïque, entre non humain et humain, bisexué, dont chaque partie a « ses passions propres », en continuelle perte de contrôle, dés-aligné, et arcbouté entre absence et présence. Le mouvement dansé se frotte aux limites inhérentes de l’humain alors que la métaphore numérique concrétise et sublime ce qu’un simple corps ne peut donner à voir. La chorégraphie instantanée s’appuie sur un dialogue entre le visible et états internes, devenus ainsi visibles, pour le public comme pour la danseuse, l’être humain qui les portent.

    La créature numérique, dotée d’un polymorphisme naturel, est à même d’incarner et d’exprimer une large variété d’états en fonction de l’analyse des qualités de mouvements de la danseuse, et devient ainsi largement imprévisible tout en étant fondamentalement liée au états internes de l’humain dansant.

    Par imitation, opposition, dialogue, séduction, fuite, combat, etc. .., il nait une forme de tragédie ou combat avec des forces invisibles plus fortes que soi avec les multiples et successifs moi. Jusqu’à, peut-être, arriver à faire la paix avec ses démons intérieurs, et à se tenir debout puis marcher ensemble enfin

    Les surfaces de projection sur scène, ainsi que le corps de l’humain lui-même, deviennent autant de portails vers l’invisible, sur lesquels la créature apparaît.

    Les artistes, ne donnent ici aucune réponse mais permettent aux spectateurs de percevoir au-delà de la peau, de descendre dans les souterrains de cet être et pourquoi pas de s’identifier à lui, à eux mêmes…